3 conseils pour mieux communiquer

Quel est l’impact de votre message ?

 

 

 

Lorsqu’on s’adresse à un auditoire, quel qu’il soit, on reste le plus souvent concentré et focalisé sur son contenu.

On cherche à dire des choses pertinentes, intéressantes, voir amusantes. Car on s’imagine que si nos propos sont intelligents, et notre discours clair, alors nous convaincrons ou intéresseront nécéssairement notre auditoire.

 

Malheureusement la réalité est toute autre.

J‘ai connu de grands universitaires ennuyeux à mourir. Car le contenu seul ne suffit pas.

Et inversement, ce qui pourrait passer pour d’affligeantes banalités devient pourtant dans la bouche de certains, réellement intéressant. (ça énerve un peu d’ailleurs).

 

Et peut-être qu’il vous est, vous aussi, arrivé de parler de choses tout à fait « captivantes » et pourtant, au bout d’un moment… plus personne n’écoute. (Là, je reconnais que c’est assez fâcheux.)

Alors pourquoi tant d’injustice me direz-vous ?

Mais parce que l’essentiel de votre communication passe aussi par votre corps et votre voix, qui viennent renforcer ou desservir votre message (les fourbes).

 

En effet, imaginez un homme faisant sa déclaration à une femme, en ayant les bras croisés, les épaules basses, le regard fuyant et la voix peu assurée (si en plus il a mauvaise haleine alors c’est le pompon). Il y a peu de chance pour que son message soit très convaincant, vous ne croyez pas?

 

Votre propos est donc transmis à la fois de façon verbale (mots), non verbale (corps) et para-verbale (voix). (Et pour en savoir davantage, je vous invite d’ailleurs à revoir cette sympathique vidéo ).

 

Ce qui implique qu’un même contenu formulé par des orateurs différents avec une gestuelle et des intonations différentes aura un impact, un effet produit différent sur l’auditoire.

 

Or il y a des façons de dire et de faire beaucoup plus efficaces que d’autres.

Certains mots, certaines attitudes sont plus porteurs.

 

Mais quelles sont ces attitudes ? Quels sont ces mots ?

Et comment améliorer la force et l’impact de votre message ?

C‘est ce que je vous propose de découvrir dans le prochain épisode.

Non allez… voici 3 conseils qui vous aideront à mieux communiquer.

 

Et pour cela, trois paramètres sont à prendre en compte :

L’autre

Soi-même

L’échange

 

 

 

 LA CONSIDÉRATION DE L’AUTRE

Conseil n°1 :

Privilégiez le contact

 

Etablissez le contact avec votre auditoire. Vous n’êtes pas sur scène en train de « performer » mais dans une relation à l’autre.

 

Communiquer c’est échanger. Cela implique d’être ouvert et tourné vers l’autre, que ce soit au niveau du langage ou sur le plan corporel.

 

Alors ne croisez pas les bras, ne rentrez pas les épaules, ne baissez pas la tête. Mais adoptez une posture d’ouverture.

 

Adressez-vous à l’autre. Aussi évitez les généralisations et les abstractions. Utilisez davantage le « vous« , le « tu » que le « ça » ou le « je ».

 

Si vous êtes dans une relation directe, vous pouvez utiliser le contact physique. La main placé sur l’avant bras de votre interlocuteur par exemple permet de créer une certaine complicité.

 

Lcontact visuel est quant à lui capital.

Et si vous faîtes une présentation, évitez d’avoir le regard fixé dans vos notes ou dans le vide mais regardez vos interlocuteurs. N’hésitez pas à balayer la salle du regard, à vous arrêter sur chacun des groupes. Personne ne doit se sentir exclu.

 

Cela va, non seulement vous permettre d’établir le contact, mais aussi d’observer l’effet de vos propos sur votre auditoire et de réajuster en fonction.

 

D‘une manière générale, vous devez accueillir chacun, par vos gestes, par votre regard, et votre voix.

 

 
 

LA MAITRISE DE SOI

Conseil n°2:

Communiquez de tout votre être.

 

Votre communication ne se limite donc pas au sens de vos paroles, mais à la totalité de votre être. 

 
Votre voix, vos intonations, votre respiration, vos odeurs (et oui, de manière inconsciente nous percevons certains états , grâce à l’odeur que ceux-ci dégagent… et pas d’idées mal placées), votre corps, votre posture, vos mouvements, vos attitudes communiquent. (Vous en avez un exemple parfait dans cet article).

 

Aussi, accompagnez et servez le sens de vos propos par votre gestuelle et vos intonations.

Adaptez votre rythmique et votre souffle à ce que vous souhaitez transmettre.

Utilisez votre voix et votre corps comme des outils au service de votre message.

Vous pouvez ainsi appuyer sur les mots que vous souhaitez mettre en valeur par exemple.

 

N‘hésitez pas non plus à énumérer gestuellement ce que vous énumérez oralement.

 

Soyez présent autant physiquement que verbalement.

 

Et soyez vous-même, mais soyez vous-même à 200%.

Ce qui ne veut pas dire qu’il faille surjouer.

J’entends parfois certains formateurs qui prônent l’enthousiasme, la conviction, l’énergie, la passion à outrance, ce qui a à mon sens peut avoir un résultat extrêmement artificiel et exagéré.

 

Ne cherchez pas à être ce que vous n’êtes pas !

 
 
 

LA TENEUR DE L’ÉCHANGE

Conseil 3 :

Soyez réactifs, adaptables et à l’écoute

 

La réactivité (qui va de paire avec l’écoute) est sans doute l’une des plus grande qualité que vous puissiez développer en matière de communication.

 

Beaucoup de gens sont bloqués par leur « mental », ils pèsent constamment leurs mots, se censurent et n’osent pas prendre la parole.

En réalité ils sont entièrement focalisés sur eux-même et leur « performance ». Or la base de la réactivité est d’être focalisé sur l’autre.

Si vous vous observez constament, si vous cherchez trop à vous contrôler, alors vous perdrez tout naturel et toute spontanéité.

 

Donc, plutôt que de porter votre attention sur l’effet que vous produisez, déplacez-la sur votre interlocuteur.

Laissez-vous « prendre » par ses propos, et laissez de l’espace pour ce qu’ils font naître en vous.

 

Si vous faîtes une présentation par exemple, ne dites pas nécessairement ce que vous aviez prévu de dire, mais  allez au delà en rebondissant sur les réactions du public.

Soyez à l’écoute. Ne cherchez pas dans vos notes ou dans votre mémoire un contenu adapté aux gens face à vous, mais adaptez votre contenu grâce au public lui-même.

 

Vous pouvez aussi poser des questions par exemple.

 

Souvenez-vous que vous êtes en train de communiquer. Donc même lors d’une conférence, ne négligez pas le dialogue au profit d’un monologue interminable.

 
Car rappelez-vous que l’une des clés d’un échange réussi est la considération de l’autre :

Et considérer votre auditoire, c’est ne pas rester fermés sur vos propres représentations, mais accueillir aussi la vision de l’autre. C’est être ouverts et tolérants.
 

Laissez un temps de parole à vos interlocuteurs. Et laissez du temps pour le silence. C’est une erreur que de vouloir à tout prix constamment remplir l’espace sonore.

 

Sachez écouter pour pouvoir réagir.

 

Et enfin, n’ayez pas peur de vous affirmer et de réagir justement.

Certains n’osent pas « être » pleinement lorsqu’ils communiquent, non pas parce qu’ils craignent de ne pas être à la hauteur mais parce que inversement, ils ont peur d’en faire trop et de se mettre en avant.

Ne craignez pas de paraître trop arrogant ou prétentieux parce que vous vous affirmez à l’oral.

 

Il y a dans l’inconscient collectif français, quelque chose de négatif lié à l’art oratoire. Bien manier le langage est associé à la manipulation, à l’arrivisme. Nous avons ancrée en nous cette image très forte du « beau parleur ».

 

Mais si vous êtes ouvert et bienveillant vis à vis de votre auditoire, alors vous ne semblerez jamais méprisants ou arrivistes.

 

Bien communiquer c’est aussi accepter d’avoir le ou les regards braqués sur vous et d’être un orateur.

Assumez ce rôle et n’ayez pas peur d’être éloquent.

 

 

Je souhaite que ces conseils vous soient profitables. N’hésitez pas à me faire part de votre retour (pas de vacances hein?… d’expérience ).

Une très bonne fin de semaine à tous

Et la semaine prochaine je vous livre toutes les techniques pour préserver votre voix.

 

 

****

 

 

 

 

 

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13 Commentaires

  1. Bonjour Claire,

    Haarh !

    J’avais envie et de râler… Impossible ! Je suis d’accord avec tout.

    Je vais quand même mettre mon grain de sel :

    Le contenu est important surtout pendant la préparation.

    Un truc qui fonctionne bien, c’est de préparer des fiches avec seulement des titres et des mots clés.

    Simplement pour ne pas perdre le fil et oublier de passer le message premier.

    Si le sujet est maitrisé, le reste suit.
    Ça n’empêche pas d’avoir son texte à portée de main pour pallier au trou noir de la mémoire.

    Oh, Oh, Oh… œil – ouverture – observation.

    L’œil pour le poids du regard : grand ouvert, rieur, concentré, etc.

    L’ouverture pour la posture et aussi la réceptivité, recevoir « les ondes » que renvoient les participants.

    L’observation pour capter les réactions et identifier les « pros » et les « antis »
    Il y a parfois dans une salle des personnes complètement acquises et quelque trublion qui ne vient que pour contredire. Les repérer à l’avance aide beaucoup.

    J’aime bien aussi ménager des silences et écouter le silence. Les grattements de pieds, les bustes qui se tendent en avant… autant de signes d’écoute ou de non-écoute.

    Bien sûr, je n’ai jamais connu la non-écoute : trop de charisme ! (Modeste est mon deuxième prénom mais je l’utilise peu.)

    Quant aux questions, j’aime bien la question orientée : tu poses une question, un silence court, tu réponds à la question, puis tu demandes ce qu’ils pensent de la réponse.

    Animation quasi garantie.

    Enfin, l’important avec les questions :
    le R.A.S.

    Respecter l’interlocuteur, l’Accepter (même si sa question dérange) S’impliquer dans la réponse.

    Voilà, j’ai mis mon grain de sel.

    Bonne soirée Claire

    Jean Paul
    le dernier article de Jean Paul vivre bien ..Réussir sa vie avec ses mauvaises habitudes pour vivre bien, vivre mieux.My Profile

    1. Claire dit :

      Bonsoir Jean Paul,

      Mais tu as bien fait, le grain est même assez conséquent..; ne serait-ce pas la salière? ;)
      Merci beaucoup pour ton apport.

      Tu as travaillé aussi dans le domaine de la prise de parole en public ou tu as juste « pratiqué » ?

      J’aime bien ta synthèse des 3 oh qui reprend un peu mes propos (cela me fait penser que je devrais plus souvent utiliser des acronymes pour l’intérêt et la mémorisation).

      Quant au recours aux notes j’aurai l’occasion d’en parler dans un prochain article.
      Un plan très succinct est une bonne idée pour se rassurer et être sûr de ne rien oublier, mais pas plus, car un support papier peut faire perdre tout naturel , couper le contact avec son auditoire (si on garde les yeux rivés dessus), et n’aide pas toujours à être réactif.
      Sans compter qu’il renforce l’idée sur le plan inconscient qu’on en a besoin (si on peut éviter de s’envoyer ce genre de message c’est pas plus mal). Mais tout dépend évidemment de la maîtrise que l’on a du sujet et du contexte.
      Comme pour tout c’est un savant dosage.

      Alors comme ça tu as un charisme incroyable, comme tous les Modeste d’ailleurs… Du coup je n’ai plus rien à t’apprendre. ;)

      Bonne soirée Jean Paul

      1. Bonjour Claire,

        Je ne suis qu’un « modeste » pratiquant.

        D’ailleurs, ça se voit puisque je ne me fais pas bien comprendre.

        L’idée des fiches, c’est d’écrire TRÈS gros pour avoir un support visuel sans devoir fixer le regard.

        Justement pour ne pas baisser les yeux sans cesse et perdre le contact.

        Le support papier je crois qu’il agit différemment pour chacun.

        Pour moi, c’est un peu comme la paire de chaussure de secours pour le randonneur, on ne s’en sert jamais mais on est sûr de ne pas rentrer nu-pieds.

        Bon week-end Claire

        Jean Paul

        PS : seul le sot n’a rien à apprendre. J’chus vexé !
        le dernier article de Jean Paul vivre bien ..Goutte de roséeMy Profile

        1. Claire dit :

          Si si rassures-toi, je t’avais bien compris. :)
          J’élargissais juste le propos sur le support texte (beaucoup l’ont aussi comme garde-fou, sans jamais y jeter un oeil).

          Et tu as résumé tout cela très bien :

          il agit différemment pour chacun.

          Bonne journée
          Ps: Meuh non, tu n’es pas sot. ;)

  2. BK dit :

    Hello Claire,

    N’ayant pas prévu de parler prochainement en public, ce n’est qu’en spectateur qu’à la suite de Jean Paul je me permettrai d’ajouter mon grain de poivre.

    Non que je conteste le bien fondé de cette méthode en trois points, mais, en la lisant, il m’est toutefois revenu à l’esprit un de ces contes de Provence (dont je ne saurais plus attribuer la paternité à Pagnol, Giono, Mistral ou Daudet, mais peu importe) qui racontait comme ça :

    Il était une fois, dans un monastère, deux moines qui avaient couramment voix au chapitre : Frère Pierre et Frère Jean.

    Frère Pierre était bel homme et avait un charisme étonnant. Il s’exprimait avec aisance, dans une langue impeccable, et captivait son auditoire.

    Frère Jean, au contraire, était un vieux moine rabougri qui toussait sans arrêt, bafouillait, bégayait même parfois ; et l’on devait souvent tendre l’oreille pour arriver à l’entendre.

    Aussi, les bons moines sortaient-ils toujours d’un prêche de Frère Pierre tout excités et fort en train.

    Alors que nul ne commentait jamais les prêches de Frère Jean.

    Pourtant, curieusement, même lorsqu’on les interrogeait dix ans plus après, nos bons moines se souvenaient de tous les prêches de Frère Jean, jusque dans leurs moindres détails, alors que pas un seul de Frère Pierre ne leur restait en mémoire.

    Y aurait-il donc un « ingrédient mystère » capable de transfigurer la communication en communion ?

    Bernard
    le dernier article de BK ..Civilisation (1) – Le GuruMy Profile

    1. Claire dit :

      Bonjour Bernard,

      C’est une jolie histoire qui va à l’encontre de celles que l’on entend très souvent dans la bouche des formateurs.

      Et ça fait du bien, car comme je m’escrime à le dire souvent, le contenu est important, et les mots utilisés ont d’ailleurs une importance capitale.
      Et pour que ces mots soient écoutés il faut soigner la « relation » et la manière de transmettre ces mots.

      J’avais une prof à la fac, qui avait une somme de connaissance et de choses captivantes à dire, mais voilà, elle était totalement inexpressive et parlait d’une voix monocorde.
      Elle endormait tout le monde.
      Personne ne l’écoutait dans l’amphi, et je ne suis pas sûre que quelqu’un aujourd’hui ait retenu un seul de ses cours.
      ça me faisait mal au coeur pour elle.
      La plupart des gens n’ont pas la capacité de concentration d’un moine ;)

      En matière de communication, dans ce que l’on transmet, on ne peut dissocier la forme du fond. Et c’est vrai qu’il y a cet espèce de débat sur : « ce qui compte c’est ce que l’on dit » et « non, ce qui compte c’est la façon dont on dit les choses ». Je trouve que ça n’a aucun sens parce que communiquer c’est un tout.

      La forme seule ne suffit pas. Et un discours idiot restera toujours un discours idiot mais s’il est bien dit, il ne sera pas perçu comme tel par les non spécialistes, ce qui est assez agaçant. ( j’entends parfois des énormités sur la voix, dites avec tellement de conviction que les gens adhèrent totalement aux propos les plus erronés).

      Le fond seul ne suffit pas. Comme je dis souvent à mes collègues dans le milieu enseignant : à quoi bon les contenus les plus pertinents si aucun élève n’écoute.

      Quant à l’ingrédient mystère pour transformer la communication en communion… Les spécialistes de la communication diraient certainement la synchronisation. Et pour ma part j’ajouterai la « rythmique » au sens large (ce qui apporte une dimension plus large à la notion de synchronisation).
      Mais je laisse un spécialiste de la spiritualité tel que toi, répondre à cette question. ;)

      Bonne journée Bernard
      Et merci pour ce commentaire. Que serait un bon plat sans poivre ? :)

  3. Caroline dit :

    Bonjour Claire,
    En qualité de nouvelle arrivée sur ton blog, je vais ajouter une épice supplémentaire, à celles de BK et Jean-Paul.
    On ne peu plus d’accord sur tous les points avec ton article. Ce sont des méthodes que j’ai enseigné en formation professionnelle à des publics très éloignés de l’emploi et de la vie sociale. Et bien, ils ont adoré !
    Oh ! Ils ne sont pas devenus des tribuns expérimentés, mais au moins avaient-ils moins peur et ses sentaient-ils plus à l’aise face à leur banquier, un recruteur et dans bien d’autres situations du quotidien, qui pour certains, relevaient du calvaire en matière de communication !
    Pendant la formation, je leur montrait une vidéo pédagogique qui montrait comment un homme politique manquant cruellement de charisme, réussissait grâce au coaching très particulier d’un cabinet de communication,à se transformer jusqu’à devenir un leader. Ce qui était intéressant, c’était que l’on pouvait voir l’évolution au fur et à mesure !
    A bientôt, Claire !
    Caroline
    le dernier article de Caroline ..Portrait de l’abstentionnisteMy Profile

    1. Claire dit :

      Bonsoir Caroline,

      Et bienvenue ici.

      Oui, il est effectivement important de souligner aussi l’aspect « psychologique » d’un tel travail.
      Car outre améliorer les relations de communication que l’on a aussi dans la vie courante (et j’aurais sans doute dû développer ce point), développer ses talents de communicant c’est aussi prendre confiance en soi.
      Merci beaucoup pour ce retour d’expérience et ces précisions qui complètent parfaitement mon article.

      Bonne soirée Caroline

  4. xavier dit :

    Bonsoir Claire.
    Cet article va me servir dès demain.
    Mon moyen mnémotechnique pour me remémorer tes conseils
    ConComRae (contact-communiquez-réactif-adaptable-ecoute)
    et bien sur le RAS de Paul pour les questions.
    Sans oublier l’ « ingrédient mystère » de frère Jean de BK
    Je te souhaite une bonne soirée
    Xavier

    Ps
    J’essayerai la ‘question Orientée » de Paul…cela me plait aussi comme réactivité.

    ps2
    J’utilise de plus en plus la structure MERE enseignée par David JAY:

    M comme motivation (pourquoi ce que vais vous dire vous concerne)

    E comme explication (De quoi s’agit il….quelle fonction quelle avantages quels bénéfices)

    R comme Recette (Comment on procède)

    E Comme Exemple ou comme Exercice.(application pratique de ce qui viens d’être dit)

    Cela permet de garder l’attention d’un auditoire
    d’un bout à l’autre de la communication , aussi longue et aussi complexe soit elle….Cela marche pour toute communication ….même écrite.

    1. Claire dit :

      Bonjour Xavier,

      Merci pour cette petite synthèse ;)

      Oui je connais la structure mère, elle permet de réunir un maximum de personnes en répondant à différents profils d’apprentissage (ceux déterminés par David A. Kolb: innovateur, analytique, pratique et dynamique. Il a montré différentes entrées possibles pour présenter un savoir en fonction de ces façons d’apprendre et de s’intéresser).
      Cette structure débouche sur de la pratique. Elle relève de l’apprentissage par l’expérience.
      Le but de ta présentation est-il d’enseigner, de révéler des techniques ou des savoir faire ? Ou souhaites-tu informer, répondre à une problématique, etc… ?
      Que souhaites-tu faire ?

      Car il existe de nombreuses autres structures (moi j’aime assez le plan SOSRA ou « modèle des sciences » ), tout dépend du but de ta présentation.

      Ce qu’il faut retenir, à mon avis, de la structure MERE est la substance même des travaux de Kolb :
      Pour concerner et permettre à tout un chacun d’assimiler, il faut répondre aux questions : pourquoi (quel est l’intérêt pour celui qui écoute), quoi (les connaissances « scientifiques » qu’y s’y rapportent, l’analyse, les explications logiques…), comment (la marche à suivre illustrée par des exemples concrets), et permettre l’expérience (certains ont besoin de se projeter, de pratiquer et de vivre le « savoir » pour l’assimiler).

      Bonne journée Xavier

  5. Moi ce que je préfère c’est le regard je pense qu’il compte beaucoup pour se sentir en confiance. regardez bien les gens droit dans les yeux ne vous laisser surtout pas déstabiliser si non c’est la catastrophe appréhendez avant de vous lancer.
    Une bonne main ferme aussi sa rassure mais tout ça pour que sa marche il faut le pratiquée si non il n’y aura pas de miracle c’est pas « Univoix.fr » qui dira le contraire rire

    1. Claire dit :

      Bonjour Kindy,

      Oui le regard et le contact sont très importants. On oublie très souvent à quel point le contact a un impact sur la communication, il est un élément fondamental de la reconnaissance de l’autre (on parle de stroke en analyse transactionnelle).
      Attention cependant à n’avoir pas une poignée de main et un regard trop appuyés, voir intrusif. Cela pourrait passer pour de la domination, et peut parfois mettre l’interlocuteur mal à l’aise. Pour éviter cela, l’idéal reste d’être chaleureux et ouvert (que ce soit sur le plan de l’ouverture corporelle comme de celle de l’esprit).

      Merci Kindy pour ce commentaire et bonne journée

  6. Jean-Pierre dit :

    Très intéressant. C’est justement ce que je cherchais et je suis heureux de tomber sur un site qui répond à mes attentes. Merci